CARTOMATON

1 novembre 2011

Pour en finir avec la fable du 17 octobre 1961

Filed under: anti-municipalisme,néga-négationnisme — cartomaton @ 14:16

Propagande fellouze

Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, qui s’ingénie à honorer à Paris des gens qui ont été ou sont des ennemis de tout ce que nous avons défendu et défendons, avait inauguré une plaque en souvenir de ce que les fellouzes et leurs complices français appellent « le massacre du 17 octobre 1961 ».

Cette nuit-là, selon les propagandistes, la police et les gendarmes français auraient massacré 325 manifestants algériens, appelés (et, au besoin, contraints) à déferler dans Paris. Ce chiffre de 325, même un type comme Benjamin Stora, qui parlait encore en 1992 de « centaines de victimes », ne le retient plus, n’évoquant désormais « que » quelques dizaines de victimes.

Balayons d’abord le mensonge d’une manifestation pacifique convoquée pour appuyer les négociations que le traître De Gaulle (pardon pour la redondance) venait d’entamer avec les responsables FLN planqués à Tunis. En 2001, pour répondre déjà à l’ignominie delanoësque, le colonel Montaner, commandant de la Force auxiliaire des harkis de Paris, avait fait litière de cette fable :

— Il ne s’agissait pas d’une manifestation pacifique, mais d’une double action minutieusement montée par le FLN. Tandis que des groupes armés devaient saboter et incendier des installations vulnérables, dont le port pétrolier de Gennevilliers et le complexe pétrolier de Melun, d’autres manifestants, mobilisés souvent de force, sous la menace, devaient envahir le centre de Paris, principalement vers la place de l’Opéra, de la République, et converger vers les Champs-Elysées pour y déployer le drapeau FLN. A cette époque, toute manifestation de ce type était interdite dans la capitale ». Et pour cause…

D’abord débordée – mais aucun coup de feu ne fut tiré – la police reprit bientôt la situation en main, la plupart des manifestants arrêtés expliquant qu’ils avaient été mobilisés sous la menace de mort. Pour eux ou pour leurs familles restées « au pays ». Au 22 octobre on décompta 7 morts (dont 2 attribués à la police) : deux militants FLN, Amar Malek et Achour Belkacem ; 4 « Algériens » (victimes de règlements de compte internes du FLN ); un Francaoui, Guy Chevalier. Les historiens honnêtes parlent, quant à eux, de 32 morts. On est loin des « centaines de morts » (1) jetés à la Seine, chiffre tout aussi grotesque que celui du « million cinq cent mille morts » dans les rangs du FLN pendant les événements d’Algérie ou des « quarante cinq mille morts » de Sétif le 8 mai 1945.

Un communiqué de Veritas rappelle : « Toutes ces invraisemblances accumulées ne nous choquent plus depuis longtemps de la part du FLN qui nous a habitués à de telles fabulations. En revanche, ce qui nous afflige, c’est le fait qu’elles aient trouvé des échos dans les milieux d’extrême gauche qui leur a redonné vie et risquent de les pérenniser dans cette vaste entreprise de culpabilisation de l’opinion publique française. Cette propagande a aussi pour but de nous faire oublier une terrible réalité : depuis janvier 1955 jusqu’à juillet 1962, les groupes armés du FLN ont assassiné, en France, plus de 6000 Algériens, tués par balles, strangulation, égorgement, après tortures. Il faut compter aussi 9 000 cas de mutilations (ablation du nez, des oreilles, des lèvres) soit une moyenne de 5 tués ou blessés par jour pendant 7 ans ! Ceci prouve aussi combien la masse de ces Algériens en métropole était hostile au FLN, dans la même proportion où elle se situait, en Algérie même. Pendant toute la guerre d’Algérie, il y eut, en outre, en métropole, 120 gardiens de la paix et 150 civils français assassinés. L’action des harkis de Paris fut très efficace pour dépister les caches d’armes et démanteler les réseaux de racketteurs du FLN. Ces Algériens-là, fidèles à la France, eurent 10 % de tués et 20 % de blessés graves. Leur nom figura longtemps sur les plaques commémoratives apposées dans la cour de la Préfecture de Police de Paris. De tous ceux-là, aujourd’hui, on ne célèbre plus la mémoire puisqu’il est de bon ton de ne rendre hommage qu’aux criminels du FLN et à leurs porteurs de valises. »

(1) Certains propagandistes parlent de 2500 corps jetés à la Seine. On n’en a pas retrouvé un seul…

ALAIN SANDERS
PRÉSENT n°7462 du mercredi 26 octobre 2011

Rappelons ces quelques vérités à Bertrand Delanoë :

Auto-produire la carte postale ci-dessous
et l’envoyer au maire franco-pédalo-tunisien de Paris
à l’adresse de la mairie de Paris

Pour en finir avec la fable du 17 octobre 1961
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578 Ko – Version horizontale
.png couleurs pures 196 Ko – Version horizontale
883×1324 – 10×15

Vous pouvez de même envoyer cette carte postale à toute personne ou association propageant le mensonge des 300 morts du 17 octobre 1961 à son adresse postale professionnelle publique disponible sur internet.

Mensonges et manipulation à propos de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 à Paris

Par Bernard LUGAN

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères », organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».

Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…

Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.

Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.

Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Contre les affirmations des complices du FLN et des auteurs militants, les archives de l’Institut Médico Légal de Paris, la Morgue, sont pleines d’enseignements. Le Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961, nous apprend ainsi que du 1° au 30 octobre 1961, 90 corps de « NA » , Nord-africains selon la terminologie officielle de l’époque, sont entrés à l’Institut médico légal, la plupart étant d’ailleurs des victimes du FLN…

Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico Légal n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ». Et pour cause, le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, une seule victime fut à déplorer dans le périmètre de la manifestation, et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé et dont rien ne permet de dire que ce fut par la police. En dehors du périmètre de la manifestation « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune étranglé gisant dans une camionnette, également à Puteaux.

Certes, nous dit-on, mais les morts ont été déposés à la morgue les jours suivants. Or, et une fois encore, ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’IML car, entre le 18 et le 21 octobre, seuls 4 cadavres de « NA » (Nord-africains) furent admis à la Morgue :

– le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.

– le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.

– le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Soit du 17 au 21 octobre, 7 morts, dont deux seulement peuvent être imputés aux forces de police. Nous voilà bien loin des 300 morts avancés par certains… Ces chiffres prennent toute leur signification si nous nous reportons au début du mois d’octobre. Ainsi, entre le 1er et le 3 octobre, 24 corps de « N.A » entrèrent à l’IML, victimes de la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Pour mémoire, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, les tueurs du FLN assassinèrent en France métropolitaine 6000 Algériens et en blessèrent 9000.

Pour mémoire encore, le 26 mars 1962, devant la Grande Poste de la rue d’Isly à Alger, les forces de l’ordre ne firent pas preuve de la même retenue que le 17 octobre à Paris quand elles ouvrirent directement le feu sur une foule de civils français non armés, faisant entre 70 et 80 morts et 150 blessés. Sur ces victimes, réelles celles-là, la mémoire sélective a jeté le voile de l’oubli.

Le numéro du mois de novembre 2011 de l’Afrique Réelle reviendra sur cette manifestation et publiera un article du lieutenant-colonel Raymond Montaner, ancien commandant de la Force Auxiliaire (Harkis de Paris) qui fut au cœur de l’évènement et qui démonte dans le détail le montage fait autour du « soi-disant » massacre des Algériens de Paris le 17 octobre 1961.

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